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  • Lot n° 125 Boris Abramovitch ZABOROV (Minsk, 1935 - Paris, 2021) La chute d’Icare (1975) Huile sur isorel, monogrammé et daté en bas à droite en cyrillique. Encadré. H. 47,5 x L. 65 cm. Provenance Famille de l’artiste. Historique L’année 1962 est marquée par l’un des événements les plus significatifs de la vie culturelle soviétique : la publication, dans la revue “Novy Mir”, du récit d’Alexandre Soljenitsyne “Une journée d’Ivan Denissovitch”. Dans ce contexte de frémissement intellectuel, ce que l’on désigne alors comme l’« art non officiel » s’affirme déjà en marge des institutions. Pour donner forme à une expérience intérieure désormais irréductible aux langages convenus, il appelle une transformation des moyens plastiques, une intensification de l’expression capable de porter une parole plus directe, presque plus urgente. Parmi les œuvres de Boris Zaborov relevant de cette période figurent “Judith avec la tête d’Holopherne”, “ZK” et “La Chute d’Icare”. Ces compositions témoignent d’une recherche plastique et existentielle qui trouve un écho particulier dans le travail d’Oleg Tselkov, avec lequel Zaborov entretient alors des liens étroits. Amis de longue date, ils travaillent côte à côte et partagent un même questionnement sur la figure humaine, envisagée comme lieu de tension, de déformation et d’intensité expressive. Si leurs chemins se croisent dans ces années de formation, ils s’en détachent ensuite. Là où Boris Zaborov s’oriente progressivement vers une voie plus intérieure et mémorielle, Oleg Tselkov poursuit, avec une constance remarquable, l’exploration de ce thème de la figure, qu’il déclinera tout au long de sa carrière. Ces œuvres apparaissent ainsi comme le témoignage d’un moment de proximité artistique, où se dessinent, dans une même impulsion, des trajectoires appelées à se différencier.

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