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  • Lot n° 30 HAMMER (Joseph) [& TRÉBUTIEN (Guillaume-Stanislas)] Contes inédits des Mille et Une Nuits. Extraits de l’original arabe par M. J. de Hammer. Traduit en français par M. G.-S. Trébutien. Paris, Dondey-Dupré, 1828. 3 volumes in-8 demi-veau cerise, dos à faux nerfs ornés de filets, roulettes et fleurons (reliure de l’époque), imprimés sur beau papier fin satiné; 3 frontispices légendés (celui du premier tome d’après la gravure de Jouanin, celui du deuxième tome d’après la gravure de Villerey fils et le dessin de Julien Potier). Vol. I. [4] ff., xlvii-435 pp. Vol. II. [2] ff., 424 pp. Vol. III. [2] ff., 504 pp. (Sacy 33 ; Loiseleur xxxii ; Chauvin IV-257 ; Larzul 119 sq.) Cette traduction s’inscrit dans le cycle des continuations des Mille et une nuits de Galland. Elle est établie non sur un manuscrit arabe, mais sur la version allemande d’une traduction faite en français entre 1804 et 1806 par le baron Joseph de Hammer-Purgstall, d’où les multiples péripéties ayant abouti à sa parution. De Hammer fut chargé d’acquérir pour le compte du baron de Thugut un manuscrit des Alf layla wa layla, et à l’occasion de son séjour au Caire pendant la campagne d’Égypte il obtient par l’entremise de Rosetti Consul d’Autriche, un manuscrit « complet » qu’il entreprit de traduire. Mais l’édition de cette traduction en français ne fut jamais imprimée dans cette langue que d’après la version allemande de Zinzerling. Dans l’avertissement de la présente traduction il est noté que M. de Hammer pendant son séjour à Paris en 1810, remit à Caussin de Perceval sa traduction française manuscrite espérant la voir publiée dans la nouvelle édition de Caussin de Perceval et sous le nom de son véritable auteur ce qui ne fut pas fait. De Hammer reprit son manuscrit et le confia au libraire de Tübingen, Cotta, qui devait publier l’original français à côté de la traduction allemande. Mais seule la version allemande vit le jour en 1823-1824. Quelque temps après de Hammer adresse son manuscrit à un orientaliste anglais pour le faire publier mais ce dernier ne le reçut jamais, le manuscrit ayant été égaré entre Paris et Londres, pendant que paraissait en 1826 la version anglaise d’après la version allemande de Zinzerling. Postérieure de plus d’un siècle à celle d’Antoine Galland mais deuxième traduction française quand même, la traduction de Trébutien marque une étape dans la traduction des Mille et une nuits par son contenu. Elle ne fut pas établie comme les « Suites » sur des fonds turcs ou persans, mais sur un manuscrit arabe écrit au Caire en 4 volumes en 1797 par le cheikh Ibrahim al-Ansari et dont la table figure au début du premier tome de la traduction. Le manuscrit qui a servi à Hammer était passé aux mains du Conte Wenceslas Rzwuski et entra plus tard à la Bibliothèque de Saint-Pétersbourg. Cette traduction offre pour la première fois au lecteur français, d’après des sources arabes, le complément de la version Galland et donne un dénouement du conte-cadre différent de celle-ci. Conçue pour enrichir les versions ultérieures, cette nouvelle traduction compte seulement 622 des 1001 nuits du manuscrit arabe et ne renferme pas les contes traduits par Galland. Le manuscrit de Hammer renferme en plus un nombre de récits moindre que l’édition Bûlaq. La traduction de Trébutien s’attache aux seuls récits inédits et les ordonne selon une classification qui isole les textes brefs, les « anecdotes », des textes plus longs, les « histoires ».

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