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  • Lot n° 37 Felice CASORATI (Novare 1883 - Turin 1963) La Voie lactée, étude Huile sur toile d'origine 60,5 x 40 cm Signé en bas à droite F.Casorati Nous remercions Monsieur Luigi Cavallo et les Archives Felice Casorati de nous avoir confirmé l'authenticité de cette œuvre. Un certificat d'authenticité de Monsieur Luigi Cavallo sera remis à l'acquéreur. Cette œuvre est une étude du tableau de plus grand format peint par l'artiste et intitulé "La Via Lattea" (1914-1915), une tempera sur toile de 174,5 x 138,5 cm, répertoriée au Catalogue Général de Felice Casorati, Volume I, page 206, n°106. L’univers de Felice Casorati, que Carluccio décrit comme « plein comme un œuf », conserve paradoxalement, comme l’a observé Fossati, une perception aiguë du « vide entre les choses ». C’est précisément dans cet intervalle que s’organise la logique singulière de l’artiste : Casorati élabore une manière propre d’installer et de présenter objets et figures, manière qui, dès ses années de formation, prend la forme d’un véritable rituel. Ce rituel repose sur un ensemble de gestes constants, perceptibles malgré les évolutions stylistiques. Parmi ceux-ci, l’énumération occupe une place centrale : une prolifération potentiellement infinie d’éléments qui compose, par exemple, la table énigmatique de Personnages (1910) ou le tapis minutieusement construit de Jeune fille (1912). Mais cette logique d’accumulation excède la simple juxtaposition d’objets. Elle s’étend à une série de figures féminines réparties en catégories — Vieilles, Jeunes filles, Demoiselles — que l’artiste convoque tour à tour sur la toile. Réunies, elles deviennent le corps symbolique du temps qui s’écoule et, par extension, de la finitude humaine, ainsi qu’en témoignent La Voie lactée (Les Trois Âges) ou Transfiguration (1914). Par-delà la métamorphose thématique, Casorati construit ainsi un véritable motif de la répétition et de la réfraction, qui deviendra l’un des fondements de sa « cérémonie » picturale. Cette répétition structure le rythme, souligne la frontière entre vide et plein et engendre des configurations presque fantasmagoriques. Qu’il mette en scène des choses ou des personnages, Casorati organise ses compositions comme des constellations. L’artiste érige progressivement cette réalité esthétique dans un contexte culturel complexe, au cœur d’une période marquée par de profondes mutations, sans appui familial et en forgeant avec une détermination remarquable à la fois sa personnalité créatrice et son image publique. Autodidacte, il se forme seul à la peinture et accède pourtant très tôt à la reconnaissance institutionnelle puisqu’en 1907 son Portrait, représentant sa sœur Elvira, est sélectionné par le jury de la Biennale de Venise. En 1914, il expose de nouveau à la Biennale et affirme la ligne symboliste de son œuvre avec trois grandes toiles : Transfiguration, L’Arc-en-ciel et La Voie lactée. De celles-ci, seule la figure en bas à gauche de Transfiguration et de La Voie lactée sont parvenues jusqu'à nous, mais grâce à la documentation photographique et la critique publiée par Damerini permettent d’appréhender cet ensemble comme un vaste triptyque qui symbolise, par la lumière claire de la première au ciel sombre et étoilé de la troisième, dans une atmosphère allégorique et onirique, le cycle de la vie.

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