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  • Lot n° 51 René Jules LALIQUE Pendentif en or jaune 18k (750 millièmes) figurant un bouquet d'oeillets, deux fleurs en pâte de verre, une troisième en émail plique-à-jour, les boutons en émail, les tiges soulignées de diamants taille rose et 8x8. Le revers délicatement ciselé. Signé. Chaîne de cou en or jaune 18k (750 millièmes) formé de bâtonnets émaillés sur les 4 faces. Travail vers 1900. Poids brut : 33,3 g. Dim.: pendentif : 6 x 5 cm. Long.: chaîne : 54,5 cm. Pendant featuring a bouquet of carnations, two flowers in pâte de verre, a third in plique-à-jour enamel, the enamel buds, the stems highlighted with rose-cut and 8x8 diamonds, yellow gold. The reverse is delicately chased. Signed. Neck chain, with enameled rods on all 4 sides, yellow gold. Work circa 1900 Gross weight : 33.3 g Dim.pendant : 6x5 cm. Length chain: 54.5 cm. Entretien avec Florent Guérif, historien du bijou, spécialiste de la période Art Nouveau. Cécile Simon Lépée. La période Art Nouveau est au cœur de vos recherches consacrées à la dynastie des Fouquet. Ces années autour de 1900 sont florissantes dans le domaine de création joaillière. Pourriez vous développer en quoi cette période est particulièrement riche d’un point de vue de l’histoire du bijou ? Florent Guérif. La période Art nouveau, d'un point de vue des arts décoratifs, et plus particulièrement du bijou, est une époque charnière, en ce sens qu'elle s'inscrit à la fois dans une rupture avec un académisme tourné vers les siècles passés et malgré tout une continuité avec les recherches esthétiques et matérielles propres au XIXe siècle. C'est un art réservé aux initiés, qui est l'œuvre d'artistes et d'entrepreneurs audacieux, s'épanouissant en marge d'un goût dominant bourgeois porté sur une joaillerie blanche traditionnelle, symbole d'une organisation sociale élitiste attachée à la valeur intrinsèque des biens. Le bijou Art nouveau marque aussi la consécration du bijou comme objet d'art, suscitant par là l'intérêt d'artistes et de praticiens venus de tous horizons, professionnels comme amateurs. Les apports extérieurs sont déterminants dans le renouvellement du répertoire de formes et de couleurs qui sont adoptées durant l'Art nouveau. Le point culminant de cette révolution artistique réside dans l'Exposition universelle de 1900, où les bijoux exposés par René Lalique, Georges Fouquet, les frères Vever, entre autres, marquent autant les esprits qu'ils choquent le public, qui ne voit pas toujours de bon œil cet art à la ligne exubérante. CSL. L’exposition consacrée à l’Art Nouveau, qui s'est tenue à L’Ecole des Arts Joailliers en 2024 et à laquelle vous avez collaboré, consacre une part belle aux techniques. Quelles sont les spécificités de cette période de ce point de vue là ? FG. Ce qui est intéressant avec le bijou Art nouveau, c'est qu'il n'entre en aucun cas en contradiction avec une pratique traditionnelle. J'ajouterais même que, respectant les mêmes principes prônés par l'Art & Crafts, les artistes de l'Art nouveau mette à l'honneur le travail à la main dénué d'influences machinistes. En réalité, la tendance est à la reprise de techniques ancestrales, que l'on soumet à un processus de perfectionnement lié paradoxalement aux préceptes industriels. C'est le cas pour l'émail à jour, dont le procédé est déjà répertorié, qui, au-delà des applications esthétiques extraordinaires, connaît un renouveau grâce à l'invention de fours permettant des cuissons de plus en plus précises. Le postulat de départ, celui dicté par René Lalique, est aussi de s'intéresser à tous les matériaux susceptibles d'apporter des nouvelles couleurs, des nouvelles nuances, jouant ainsi avec la matière même et la lumière. C'est pour cela que les diamants sont relégués au rang d'agrément et sont supplantés par les calcédoines, les chrysoprases, les opales, les agates, les améthystes, les topazes, les citrines, l'ivoire, la corne et même des matériaux originaux d'imitation comme la galalithe fait à partir de caséine de lait. CSL. René Lalique est une figure majeure de ce courant artistique. Qu’est ce qui, selon vous, singularise ce créateur de ses confrères contemporains ? René Lalique est tout simplement l'inventeur du bijou Art nouveau en France, le premier à exposer des pièces d'un genre inédit au Salon des artistes français de 1895. Du fait de sa double formation comme artiste et praticien, il réussit à mettre en œuvre une conception nouvelle du bijou, d'une dimension artistique si prégnante qu'il a élevé cet élément de parure au rang d'œuvre d'art. Ses œuvres sont d'une grande inventivité formelle, jouant en permanence avec les plans, tantôt le volume ou la planéité tirée des représentations japonisantes. Il ose la diversité des matériaux, comme le verre, avec lesquels il s'amuse dans ses créations. Le meilleur exemple
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