Lot n° 215
Masque de façade
présentant un visage s’inscrivant dans un espace en forme de cœur, les yeux étirés et la bouche mi-ouverte. Le front, le pourtour et la partie inférieure sont animés de motifs gravés circulaires et en zigzag, composant une ornementation à la fois géométrique et expressive.
Bois dur, ancienne patine brune, pigments orangés et blancs, marques d’usage.
Région du Moyen Sepik, Papouasie-Nouvelle-Guinée.
84 × 33 cm
Les masques de façade, fixés à l’extérieur des maisons des hommes, personnifiaient l’esprit du lieu et affirmaient la vitalité du clan. La façade était perçue comme le visage de la maison, assimilée au corps d’une femme, tandis que son ornementation traduisait la complexité des liens sociaux. Ces grands masques, sculptés dans le bois, constituaient des présences protectrices et symbolisaient la continuité des lignages. Par l’équilibre de ses volumes et la vigueur de sa gravure, cet exemplaire illustre la puissance plastique et spirituelle de l’art du Moyen Sepik, où la maison devient métaphore du corps et miroir du monde humain.