Obtenez gratuitement le prix de votre transport

1 lot à livrer

  • Lot n° 119 Jean SOUVERBIE (Boulogne-Billancourt 1891 - Paris 1981) La Terre Huile sur toile d'origine 65 x 92 cm Signé en bas à gauche et daté Souverbie 1960 Titré au dos La terre Souverbie 60 Nous remercions Monsieur Frédéric Souverbie de nous avoir confirmé l'authenticité de cette œuvre. Né en 1891, Jean Souverbie grandit dans un monde en plein changement et passe son adolescence dans des années véhémentes, imprégnées de passions et d’interrogations qui préparaient la vie moderne du début du XXe siècle. Souverbie appartient à ce temps où, des certitudes détruites, devait ainsi surgir l’armature d’un monde nouveau. Lors de ces premiers temps du XXe siècle, les parents de Souverbie déménagent à Saint-Germain-en-Laye pour l’hiver et sur la Côte d’Azur le restant de l’année. Il aime à se promener au château de Versailles et son parc où il découvre l’esthétique, l’harmonie et la proportion de l’art classique. C’est également au gré de ses excursions dans la nature provençale qu’il se découvre une admiration pour l’art et la mythologie grecs. Il est pour le moins curieux de constater que c’est aussi à Saint-Germain que Maurice Denis s’est fixé et a trouvé un cadre conforme à ses souhaits. Il est aussi permis de penser que si Souverbie, devenu jeune homme, s’est inscrit à l’Académie Ranson après être passé par l’Académie Julian, c’est bien le résultat d’un choix parfaitement conscient et parce qu’il trouvait là une atmosphère convenant à ses attentes. Quelle qu’ait été son évolution par la suite, il a toujours gardé de son passage chez Ranson et de son contact avec les Nabis, le goût d’une extrême sobriété, une prédilection pour les accords en sourdine qui, à travers un style personnel, le rapprochent cependant d’un monde de silence et de tendre grisaille. Les violences concertées du fauvisme ne pouvaient le satisfaire, alors que le cubisme naissant parvenait à répondre à son désir d’ordre. Avec le cubisme, débute une nouvelle histoire de l’art en antinomie avec la plupart des notions qui servent de base aux formes créées depuis l’art gothique. Une conception aussi moderne ne pouvait que bouleverser les jeunes artistes en leur ouvrant un champ infini d’expérimentations. Souverbie avait déjà atteint sa maturité artistique lorsqu’il commence à accorder les théories cubistes à son propre univers. En effet, c’est entre 1924-1925 que le peintre réalise ses premières toiles cubistes et c’est vers 1930 qu’il tente d’appliquer ces formules aux principes du décor mural. Le cubisme donne à l’artiste l’occasion de souligner la seule permanence possible entre les idées nouvelles et le passé. « Souverbie n’est pas l’homme des provocations spectaculaires ; il a le goût du travail sérieux, d’une stabilité acquise par l’étude et par la scrupuleuse conscience qu’il a de son art. Les leçons qu’il a reçues avant d’être attiré par les idées nouvelles n’ont pas fait de lui un révolté ; son adhésion n’est pas une attitude de scandale, mais une compréhension profonde des buts poursuivis par les initiateurs. Il sent dans le cubisme, au-delà des apparences qui surprennent, un désir de retrouver un ordre et une densité auxquels la peinture avait renoncé depuis l’impressionnisme. Peut-être d’ailleurs ne sait-on pas encore exactement que cet ordre nouveau est une forme du classicisme : chez Souverbie il répond bien à un désir d’équilibre dans la plus lucide invention. » - Raymond Cogniat

Nous nous soucions de la protection de vos données. Lisez notre Politique de confidentialité.

Trustpilot