Lot n° 7
Un livre successeur des Nuits - GALLAND (Antoine)
Les Contes et fables indiennes, de Bidpaï et de Lokman. Traduites d’Ali Tchelebi-ben-Saleh, Auteur Turc. Ouvrage posthume. Paris, G. Cavelier, 1724.
2 volumes in-12, veau raciné, dos lisses ornés de semis d'étoiles dorées, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge et vert, roulette dorée sur les plats, filet doré sur les coupes (reliure début XIXe s.). Qqs petites usures.
lx-[4]-390-[2] pp., 4 planches gravées ; [2]-382-[2] pp., 5 planches gravées. Qqs rousseurs, qqs feuillets brunis.
Édition originale. (Chauvin II-76 A - Abdel Halim, Galland 96 et 180-181 sq – Filliozat , Du persan au sanscrit, la découverte de la philosophie de l’Inde. In Antoine Galland et l’Orient des savants p. 227.)
En même temps que les contes arabes, Antoine Galland s’est intéressé à des contes indiens. Sa mort, en 1715, a interrompu son projet, comme elle l’a empêché de voir l’achèvement de la publication des Mille et une Nuits. Son dernier ouvrage devait être un recueil des Contes et fables indiennes, de Bidpaï et de Lokman ; traduites d’Ali Tchelebi-ben-Saleh auteur turc, version intitulée Homayoun Nameh (Livre impérial) ; ce dernier passa 20 années de sa vie à rendre dans sa langue les apologues du sage indien d’après la traduction de Husayn Wa’ez. En 1696 Galland proposait à Barbin une traduction des fables de Bidpaï d’après une version turque, mais le libraire exigea des remaniements que Galland lui refusa. Quatre chapitres étaient achevés. Ils furent imprimés dans deux volumes, à titre posthume en 1724, par Thomas Simon Gueulette auteur des Mille et un quart d’heure. C’est à tort que le nom de Lokman figure sur le titre, le livre ne contenant rien de lui et dans le manuscrit autographe de Galland on ne trouve pas la mention de ce nom.