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  • Lot n° 27 Jilali GHARBAOUI (Maroc, 1930 - 1971) Sans titre, 1967 Gouache sur papier canson colorine 50 x 64 cm Signé en bas à droite et daté Gharbaoui (19)67 « Je peins comme je respire. Mon geste est ma vie. » Jilali Gharbaoui, entretien cité par Toni Maraini, dans Peinture au Maroc, 1950–1980, Éditions Marsam, Rabat, 1990, p. 42. En 1967, Jilali Gharbaoui se trouve au cœur d’une phase de pleine maturité de son abstraction gestuelle; il atteint un équilibre rare entre spontanéité et contrôle. Revenu au Maroc après plusieurs séjours européens, tout en poursuivant des allers-retours entre Paris et Amsterdam, il développe une production importante de gouaches sur de petits formats papier où la ligne et la pulsation rythmique structurent l’image. La gouache présentée ici s’inscrit pleinement dans cette dynamique : le geste, à la fois affirmé, tendu et parfois explosif, reste toujours maîtrisé, tandis que le support papier lui offre une réactivité propice à une respiration du trait et à une intensité chromatique accrue. Alors, chaque trace devient un battement, un signe de vie, et la composition se construit comme une énergie contenue, où arcs noirs et bruns, traversés de jaillissements turquoise, forment un espace en expansion, vibrant mais apaisé. Né en 1930, Jilali Gharbaoui perd très tôt ses parents et passe une partie de son enfance à l’orphelinat, avant de recevoir une première formation artistique à Fès. En 1952, il obtient une bourse du gouvernement marocain pour poursuivre ses études à Paris, où il intègre l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, puis l’Académie de la Grande Chaumière. Il fréquente alors les milieux de l’avant-garde européenne, croise des artistes tels que Giacometti ou Hartung, et expose dès le milieu des années 1950. Entre 1958 et 1960, il séjourne à Rome grâce à une bourse de l’Académie des Beaux-Arts. Cette période marque un tournant décisif vers une abstraction gestuelle autonome, affranchie de toute référence figurative ou symbolique. De retour au Maroc au début des années 1960, il multiplie les allers-retours entre Rabat, Paris et plusieurs capitales européennes, dont Amsterdam, et s’impose comme l’une des figures fondatrices de la première génération de l’abstraction marocaine, aux côtés notamment de Melehi et Belkahia, mais selon une voie intuitive et non théorique. Son œuvre, marquée par un langage gestuel d’une rare intensité – lignes, arcs, pulsations chromatiques et tensions internes –, compose un espace pictural en perpétuelle expansion. Jilali Gharbaoui s’éteint prématurément en 1971 à Paris, laissant une œuvre brève mais essentielle dans l’histoire de la modernité marocaine.

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