Calcula el precio del transporte gratis

1 lote para entregar

  • Lot n° 54 Toufik BABA (Liban, 1889-1958) Vue de Beyrouth depuis Ain el Mraïsseh Toufik BABA (Liban, 1889-1958) Vue de Beyrouth depuis Ain el Mraïsseh Signé et daté en arabe « Toufic Baba 1904 » en bas à droite Huile sur toile 200 × 150 cm Peint en 1904 *** Signed and dated in Arabic “Toufic Baba 1904” lower right Oil on canvas Painted in 1904 Provenance: Private collection, Beirut Acquired from the owners of Papeterie Itani Commissioned by the Itani family directly from the artist --- Peintre discret et profondément attaché à sa ville natale, Toufic Baba appartient à la première génération d’artistes libanais formés à Beyrouth avant la Première Guerre mondiale. Élève de Habib Srour à l’École impériale ottomane (Sultaniyyeh), il mena parallèlement une carrière d’enseignant, notamment à l’école de la Rachidie à Beyrouth, tout en développant une œuvre personnelle marquée par un réalisme serein et une sensibilité lumineuse. Issu d’un milieu beyrouthin conservateur, Baba se distingua de ses contemporains plus mondains, tels que Cesar Gemayel, Omar Onsi et Moustapha Farroukh, ami proche qui l’encouragea constamment à exposer ses œuvres. Par sa vie retirée et sa production mesurée, il incarne un rapport intime à la peinture, dénué de toute recherche de reconnaissance publique. Ses toiles, rares, témoignent d’une profonde affection pour le Beyrouth de son enfance, celle des quartiers côtiers de Basta et Ain el-Mraïsseh, aujourd’hui disparus sous l’urbanisation. Dans cette Vue de Beyrouth depuis Ain el-Mraïsseh, Baba restitue la douceur méditerranéenne d’un rivage encore intact avant les grands travaux du littoral entrepris au début des années 1970. Sous une lumière dorée, les façades claires aux toits d’ocre se reflètent dans une mer calme où glisse une barque. La précision architecturale, héritée de sa pratique d’ensemblier et de dessinateur, se mêle à une atmosphère nostalgique : celle d’une ville où le temps semblait suspendu. Ce rivage, autrefois harmonieux, fut profondément transformé lorsque fut percée une route reliant en ligne droite le campus inférieur de l’Université américaine au site de l’hôtel Saint George. Cette intervention modifia radicalement le paysage maritime et entraîna la destruction de la plupart des bâtiments visibles sur la toile. Seule la mosquée que l’on distingue à droite de la composition subsiste encore aujourd’hui, isolée au milieu du front de mer modernisé. De cette vue pittoresque de Beyrouth, il ne nous reste désormais que quelques photographies anciennes et de rares peintures réalisées par des artistes de la même génération, tels que Moustapha Farroukh, qui, comme Baba, s’efforcèrent de préserver la mémoire d’un littoral disparu. À travers cette œuvre, Toufic Baba s’affirme comme un témoin sensible d’un paysage effacé, dont il offre ici l’une des dernières représentations peintes, un hommage vibrant à la beauté lumineuse et à la douceur d’un Beyrouth révolu. --- A discreet painter deeply connected to his hometown, Toufic Baba was part of the first generation of Lebanese artists trained in Beirut before the First World War. A pupil of Habib Srour at the Ottoman Imperial School (Sultaniyyeh), he pursued a parallel career as an art teacher — notably at the Rachidieh School in Beirut — while developing a personal body of work characterized by serene realism and a luminous sensibility. Born into a conservative Beirut family, Baba distinguished himself from his more cosmopolitan contemporaries, such as César Gemayel, Omar Onsi, and his close friend Moustapha Farroukh, who constantly encouraged him to exhibit his works. Through his withdrawn life and measured output, he embodied an intimate relationship with painting, entirely free from any pursuit of public recognition. His rare canvases reveal a profound affection for the Beirut of his childhood, particularly the coastal neighborhoods of Basta and Ain el-Mraïsseh, now lost to urban development. In this View of Beirut from Ain el-Mraïsseh, Baba captures the Mediterranean calm of a coastline still intact before the major waterfront works undertaken in the early 1970s. Under a golden light, the pale façades with ochre roofs reflect in a tranquil sea, where a small boat drifts gently. The architectural precision, inherited from his work as a designer and draftsman, blends seamlessly with a nostalgic atmosphere — that of a city where time seemed suspended. This once harmonious shoreline was profoundly altered when a road was cut in a straight line connecting the lower campus of the American University to the site of the Saint George Hotel. This intervention radically changed the seafront landscape and led to the destruction of most of the buildings depicted on the canvas. Only the mosque visible on the right side of the composition still survives today, standing alone amid the modernized waterfront.

Nos preocupamos por la privacidad de tus datos. Lee nuestra Política de privacidad.

Trustpilot