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  • Lot n° 9 Vase étrier zoomorphe présentant un rapace aux formes naturalistes, figuré posé, le corps ramassé, la tête légèrement projetée vers l’avant. Le bec crochu et les yeux largement ouverts confèrent à l’animal une expression attentive et vigilante. De part et d’autre des yeux, des motifs gravés en arc de cercle prennent naissance au niveau du regard et se prolongent vers les ailes, finement incisées sur le pourtour de la panse. L’ensemble offre une composition équilibrée et lisible. L’anse étrier prend naissance sur le dos et se prolonge par un goulot cylindrique terminé par des lèvres plates. Terre cuite à engobe brun foncé, surface légèrement vernissée ; restaurations anciennes n’excédant pas environ 10 % de la masse globale de l’œuvre. Mochica II, Pérou, 100–300 apr. J.-C. 18,5 × 10,5 × 15 cm. Provenance : vente Castor & Hara, Paris-Drouot, 8 juin 2010, lot 2 ; collection M. Sweerts, France. Le rapace occupe une place majeure dans la cosmologie mochica, où il est étroitement associé au monde céleste et au soleil. Messager des dieux, capable de circuler entre le ciel et la terre, il incarne le lien entre les hommes, les divinités et les forces de la nature. Dans l’iconographie mochica, le rapace apparaît fréquemment en relation directe avec l’homme, notamment à travers des figures hybrides ou des personnages portant des attributs ou des masques de rapace. Animal de prédation, doté d’une vision perçante et d’une capacité à fondre sur sa proie, il est également associé aux guerriers et aux élites combattantes. Cette double dimension, à la fois chamanique et guerrière, confère à la représentation du rapace une forte charge symbolique, traduisant des notions de pouvoir, de vigilance et de médiation cosmique.

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