Obtenez gratuitement le prix de votre transport

1 lot à livrer

  • Lot n° 48 Pendentif anthropomorphe représentant une figure humaine aux traits hybrides. Le visage, frontal et symétrique, présente des yeux largement ouverts, un nez massif aux narines dilatées et une bouche marquée par un rictus caractéristique soulignant la lèvre supérieure. De part et d’autre du visage, des ailes stylisées encadrent la composition. La surface est ponctuée de petits creusements réguliers et percée de trous de suspension biconiques. Jadéite verte, sculptée, polie et percée ; trous de suspension biconiques ; marques du temps. Olmèque, Mexique, préclassique moyen, env. 900–400 av. J.-C. 15,5 × 5 × 2 cm Provenance : Ancienne collection Gérald Berjonneau. Vente Castor & Hara, Paris, Drouot, 3 juin 2013, lot 41. Chez les Olmèques, la jadéite occupe une place centrale dans la production d’objets de prestige. Pierre semi-précieuse parmi les plus dures et les plus difficiles à travailler, elle était façonnée par abrasion lente à l’aide de sable et d’outils en pierre dure, puis longuement polie. Les opérations de percement étaient réalisées au moyen de trépans rotatifs, probablement actionnés manuellement, permettant d’obtenir des perforations biconiques d’une grande régularité. Ce travail exigeait un temps considérable et une parfaite maîtrise technique. L’iconographie olmèque est marquée par la représentation d’êtres composites associant traits humains et attributs animaux. Le motif dit de l’homme-jaguar se caractérise par un visage à expression féline, des narines dilatées, une bouche aux lèvres retroussées ou tournée vers le bas, et des yeux largement ouverts. Ces figures, fréquemment interprétées comme des êtres mythiques ou divinisés, sont au cœur du langage symbolique olmèque. L’association ici avec des ailes de chauve-souris renforce l’idée d’un être de transformation, reliant puissance terrestre et forces nocturnes. Par la qualité de son modelé et l’équilibre de sa composition, ce pendentif se distingue par l’intensité de l’expression et la force plastique du visage. La stylisation des volumes, la tension contenue dans les traits et la sobriété de l’ensemble confèrent à cette œuvre une présence énigmatique et puissante, révélatrice de la maturité esthétique atteinte par les lapidaires olmèques dans le travail des pierres dures.

Nous nous soucions de la protection de vos données. Lisez notre Politique de confidentialité.

Trustpilot