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  • Lot n° 11 Andrea APPIANI (Milan, 1754-1817) Portrait en buste de Bonaparte, Premier Consul (1802). Huile sur toile. Dans son important cadre en bois doré à décor d’une frise d’oves. H. 49 x L. 40 cm. Cadre : H. 68 x L. 59 cm. Provenance - Vente anonyme, Wannenes, Gênes, 28 mai 2013, lot 138. - Collection Marco Voena, Londres. - Vente Sotheby’s, Londres, 19 novembre 2025, lot 121. Historique Ce portrait de Napoléon Bonaparte (1769-1821) est une étude préparatoire par Andrea Appiani pour un tableau peint en 1802 aujourd’hui en mains privées (ill. 1). Appiani (1754-1817), Premier peintre et chantre du régime, figure le Premier Consul vêtu à l’antique avec une fidélité rare et une singulière vivacité expressive. Appiani, premier peintre et fidèle de l’épopée napoléonienne Déjà riche d’une longue carrière, Appiani découvre en 1796, à l’âge de 42 ans, le jeune général Bonaparte de passage à Milan. Depuis un premier portrait réalisé cette année-là, Appiani n’a de cesse de se faire le chantre de l’épopée napoléonienne, suivant les victoires et le parcours politique d’un jeune général devenu Premier consul puis Empereur et roi d’Italie. De manière déterminante, le peintre a façonné l’image de Napoléon en Italie, lui rendant hommage au travers de ses portraits mais aussi de fresques, tels les Fastes de Napoléon, vaste ensemble sur le thème des victoires napoléoniennes réalisé pour le Palazzo Reale de Milan de 1800 à 1807. Nommé Premier peintre de l’Empereur en 1805, il accompagne Jacques-Louis David (1748-1825) dans cette dignité et devient véritablement son égal en Italie. Autant sa fascination que sa proximité de Napoléon le pousse à un voyage à Paris en 1801 : il eut probablement l’occasion de rencontrer une nouvelle fois le Premier consul et profite de ce séjour pour en esquisser un portrait (ill. 2). Cette feuille lui sert de base pour le présent tableau, conçu à son retour dans la capitale lombarde quelques mois plus tard et constituant un jalon marquant entre ses portraits du général Bonaparte de 1796 et de Napoléon roi d’Italie de 1805. Le portrait du Premier consul et le concours de Milan en 1802 La genèse de ce portrait est à chercher dans un concours lancé par les édiles de la ville de Milan en 1802. Il s’agissait de réaliser une toile de grandes dimensions exprimant la reconnaissance des italiens envers Napoléon et selon les termes du journal Il Redattore Cisalpino de donner à voir un exemple « di valore e sapienza quale la Grecia e la Repubblica Romana potrebbero invidiare all’età nostra; a cui sta rivolta con meraviglia l’Europa e in cui si fissa tenacemente la riconoscenza della Repubblica Cisalpina » (« de la valeur et de la sagesse que la Grèce et la république romaine pourraient envier à notre époque ; vers lequel l'Europe se tourne avec émerveillement et sur lequel se fixe avec ténacité la reconnaissance de la République Cisalpine »). L’œuvre finale aurait pris place au sein d’un grand « Forum Napoléon » conçu par Giovanni Antonio Antolini à partir de 1801 mais est resté inabouti. Le projet d’Appiani pour le concours est connu par une esquisse où Napoléon apparaît à cheval en costume antique dans une scène allégorique (ill. 3). Si ce dessin ne donna probablement jamais lieu à un tableau, l’idée initiale aboutit à un portrait en buste de Napoléon vêtu d’une toge dans un médaillon ceint d’une couronne de lauriers (ill. 1). Le présent tableau se place justement entre le projet du concours et le portrait finalement réalisé, dont il constitue une version préparatoire. Réalisé par l’un des plus grands peintres de son époque, ce portrait n’est pas seulement un des plus sûrs témoignages, mais aussi et surtout un jalon pictural majeur de la geste napoléonienne dans ce qu’elle a de plus officielle et de plus intime. Oeuvres en rapport - Andrea Appiani, Portrait de Napoléon Bonaparte, hst, 1802, collection privée (ill. 1). - Andrea Appiani, Portrait de Napoléon Bonaparte, fusain et craie blanche sur papier brun, 1801, collection privée (ill. 2). - Andrea Appiani, Dessin préparatoire pour le concours de 1802, fusain et rehauts blancs et gris sur papier beige, 1802, collection privée (ill. 3). Littérature - Francesco Leone, Andrea Appiani, Pittore di Napoleone, Milan, 2015 (reproduit en couleur, p. 91, pl. LXXII) (ill. 4). - Francesco Leone, « I ritratti di Napoleone dipinti da Andrea Appiani: un inedito e alcune precisazioni », in MDCCC 1800, Décembre 2023, Vol.12, Venise, 2023, pp.233-243 (reproduit en couleur, p. 238, fig. 8). Elisabeth Caude, Rémi Cariel (dir.), Appiani, Le peintre de Napoléon en Italie, Paris, 2025.

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